Lundi 16 novembre

Le 11 novembre, c’est-à-dire il y a moins d’une semaine, nous étions fiers et heureux de voir les Girondais se mobiliser pour se souvenir de nos chers soldats disparus.4

Se souvenir… c’est ce que nous souhaitions… que nos enfants se rappellent l’histoire et honorent la mémoire des valeureux soldats, morts pour que nous puissions vivre libres. En aucun cas, nous voulions qu’ils soient les témoins d’actes de barbarie et qu’ils vivent aujourd’hui encore ces effroyables moments.

Le 13 novembre 2015 , le terrorisme a frappé une nouvelle fois en plein cœur notre pays.

Vendredi soir, vers 21 heures, alors que Paris était pleine d’effervescence, de joie et de partage, trois équipes de terroristes ont attaqué la population à coup de tirs d’arme à feu ou de bombes humaines. Ces attaques calculées ont été perpétrées par huit individus, dont sept ont été tués.

La situation est grave et le Président de la République a déclaré l’état d’urgence dans notre pays. Trois jours de deuil national ont été décidés.

Nous nous rapprochons aujourd’hui parce que nous avons été touchés en plein cœur.

Le terrorisme s’est attaqué à une population sans défense, une population de jeunes gens, de jeunes parents en train de profiter de la vie. Nous sommes tous touchés car les victimes auraient pu être n’importe lequel d’entre nous, n’importe lequel de nos proches.

 

Nous pensons à toutes les personnes qui ont été tuées alors qu’elles buvaient un verre avec des amis dans un café, qu’elles se promenaient dans la rue. Nous pensons à toutes celles qui étaient au concert au Bataclan, qui y travaillaient et qui ont subi la barbarie, la mort, la peur, la douleur dans leur corps et dans leur cœur.

Nous sommes aussi touchés car ceux qui nous attaquent ont imprégné des citoyens français de leur fanatisme qui se sont retournés contre les leurs. Le mal s’insinue au sein même de notre pays et endoctrine certains de nos jeunes pour créer une menace souterraine au cœur de notre territoire.

Nous nous rassemblons aujourd’hui parce que nous voulons que notre voix s’élève avec force. En aucun cas, nous ne devons céder à la panique ou laisser la peur nous envahir.

On veut nous faire croire que la vie humaine n’a pas de valeur. Nous pleurons nos morts. Partout dans le pays des bougies s’allument et des pensées trouvent les mots. On veut nous faire croire que la religion est meurtrière. On prie dans toutes les langues les dieux que nous honorons pour les morts de ces attentats. On veut nous faire croire que la France est faible. Le drapeau tricolore s’illumine sur les édifices partout dans le monde.

On attaque nos valeurs républicaines. Dans la rue, tous, nous descendons. Nous n’avons pas peur de nous montrer et de vivre librement.

En ce lundi midi, comme partout en France, nous nous rassemblons pour rendre hommage à toutes les victimes de ces attentats. Nous pensons avec beaucoup d’émotion aux familles endeuillées et nous leur apportons notre soutien.

Nous sommes fiers d’être Français et cet hommage est le signe de notre résistance.



Le maire,

Thierry Bos